Lot 221
[Esclavage - Compagnie des Indes] Le commerce triangulaire à Bordeaux, XVIIIe siècle 2 lettres écrites en 1760...

[Esclavage - Compagnie des Indes]
Le commerce triangulaire à Bordeaux, XVIIIe...
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Le commerce triangulaire à Bordeaux, XVIIIe...

[Esclavage - Compagnie des Indes]
Le commerce triangulaire à Bordeaux, XVIIIe siècle
2 lettres écrites en 1760 et en 1786
L.A.S., Bordeaux, 6 janvier 1760, Raymond Gat de Beilac armateur négociant à Bordeaux, adressée au capitaine du navire La Gloire [frégate de la Compagnie des Indes Orientales], en rade de « Morbien » [Morbihan, rade de Lorient]
« ( ) je vous prie de vous tenir prêt à partir lorsqu’il partira d’autres navires de Morbien destinés pour venir ici, ce que je vous confire toujours. Vous me marquez que les équipages veulent vous quitter si cela et il faut prier M. Brun de vous donner l’argent de leurs gages. C’est le moyen de les retenir et si absolument vous ne pouvez pas les retenir il faut les congédier et ne garder de tous vos officiers que mon neveu et faire un nouvel équipage le moins fort que vous le pourrez, il faut chercher un bon pilote colie pour vous mettre en rivière. Vous avez le navire La Pallue de Nantes et un autre navire de Nantes qui doivent venir à Bordeaux pour charger pour l’Amérique. Ils sont frétés tous les deux à raison de trois cinquante livres par tonneau ( ) en outre vous avez Le Marigny qui doit venir aussi et bien d’autres navires de ce port. Je regarderai mon navire comme perdu s’il restait à Morbien sans équipage, exposé à tout moment de périr par la terre ou par le feu, en outre peut-être l’arrimerai-je pour l’Amérique lorsqu’il sera ici »
La Gloire, bâtiment de la Cie des Indes orientales, frégate de 311 tonneaux, percée pour 24 canons, construite à Lorient, lancée le 1er décembre 1753; partie pour les Indes le 8 avril 1753 ; désarmée à l’ile de France le 31 décembre 1756, lors de son second voyage; réarmée; naufragée le 4 août 1761 sur la côte de Madagascar.

L.A.S., Bordeaux, 15 décembre 1786, François Claude Henri Tournachon de Sceincé écuyer conseiller assesseur au conseil supérieur de Cayenne, fils du député de Lyon au Conseil royal du commerce à Paris, adressée à Alexis Antoine de Regny, banquier et homme d’affaire à Lyon et à Gênes
« Mon très cher oncle quoique le temps soit encore très mauvais il est décidé que nous devons descendre demain matin la rivière pour attendre à Pauillac endroit où doit mouiller notre vaisseau ainsi que 100 autres, le bon vent qu’on croit devoir ne pas tarder à souffler. Je le désire bien sincèrement car on dépense énormément ici. De plus le retard que je mets à me rendre au Sénégal, rendra moins bonne la spéculation que j’y avais projeté d’y acheter des nègres ( ) J’ai eu l’honneur aussi de vous mander qu’on prenait 3 ¼ pour l’argent non changé et 5 ¼ pour celui qui sera converti en nègres, c’est-à-dire 2 pour cent de plus en comptant les noirs sur le pied de 800 livres pièce et répondant de la révolte à bord, des non valeurs et du risque que courre les chaloupes en passant la barre tout cela doit y être bien stipulé. Si à Gênes vous ne trouviez pas ou n’avoir pas trouvé à la faire ainsi, à Nantes vous trouverez encore à la faire passer meilleur marché. Pour éviter la concurrence avec Mrs Wirtz nous avons fait un engagement par lequel il s’engage à acheter ensemble et de moitié les nègres qui je trouverais convenable d’y prendre, me passant les marchandises nécessaires pour cette traite au prix de la facture en y ajoutant 10 pour cent. Pour fret et frais desdites marchandises, si je trouve les nègres à bon marché j’en prendrai le plus possible, autrement très peu. Monhere m’a envoyé il y a 2 jours au moment que je ne m’y attendais pas une lettre sur le directeur du Sénégal dont je ne ferais je crois aucun usage ou un très petit, ainsi ce n’est pas la peine de faire une assurance conditionnelle comme je vous l’avais écrit dans le temps. Chaque tête me coûtera 66 de fret, nourriture sans entrer dans aucun détail des frais de chirurgien et de gratification accordé au second du bâtiment ».

Estimation : 30 € à 50 €

Karl Benz
Commissaire-priseur
12bis, rue Hélène Boucher
22190 Plérin

benz@karl-benz.com
02 96 75 03 36